12 – LA « RÉACTION D’ÉCART » DE PAUL NOGIER

La réaction d’écart de P. Nogier, qui tend à apprécier la valeur d’un remède, est ici analysée selon deux modalités : ou le praticien ou le malade la réalise.
Les différents résultats de cette réaction (faite par le patient) sont décrits.
Cette réaction d’écart du remède, qui avait lieu en regard des seules oreilles à l’origine, est généralisable à tout le revêtement cutané.

 

 

Principe et Définition

Quand on éloigne une substance médicinale de l’oreille d’un malade, on peut obtenir, au loin, une « réaction d’écart » de son pouls. Si on maintient le médicament au niveau de cet écart et que l’éréthisme perdure, il s’agit d’une suite de binôme, d’une résonance. Cette résonance signifie que la substance est favorable au malade. Et si l’on dénombre toutes les pulsations (P) de cette résonance, on mesure l’intensité du bienfait qu’on peut attendre du remède ; plus le nombre est grand, plus le remède est bénéfique.

A contrario, quand la réaction a lieu au contact des oreilles et s’éteint à l’écart, nous avons une réaction de nocivité. Dès la prise en main du médicament nocif, la « réaction de contact » a lieu, le pouls du malade se met à battre de façon spontanée ainsi que continuelle pendant une durée P. Enfin, lors de l’écart, un vrai silence s’installe.

 

La technique de P. Nogier

Elle était pratiquée sur un malade en décubitus, le médecin étant en bout de table au-dessus de la tête du malade. P. Nogier prenait un support (appelé filtre) contenant le médicament de sa main droite et le pouls du patient de sa main gauche. Il réalisait ainsi sa réaction d’écart. Une fois sur deux il obtenait une résonance appropriée du pouls et comptait parfois le nombre de pulsations. Souvent la perception d’un fort « rebond » lui suffisait à apprécier l’implication du médicament testé.

 

 Critiques de cette technique.

L’intensité du « fort rebond » ne suffit pas à mesurer la nécessité du remède. Il peut être très fort chez le sujet à grosse artère radiale, un peu hypertendu. Il faut donc s’immobiliser au niveau du rebond et compter le nombre de pulsations ; ceci implique une bonne technique de prise de pouls.

Problème : le praticien est placé au centre de la réaction d’écart ; il est au contact du médicament d’une main et du patient de l’autre, il joue le rôle d’intermédiaire. L’effet de bulle malade/médecin est patent. Si le praticien est lui-même partie prenante de la substance médicinale, en bien ou en mal, et même s’il semble neutre, il interfère à son insu dans la réaction d’écart.

Une exception de réaction inversée : la réaction de contact est favorable et celle d’écart nocive. Ceci se produit lors des tests Homéopathiques en Haute Dilution = ou > à 5CH.

 

Notre technique initiale de réaction d’écart

Au début, pour nous soustraire de l’effet bulle, nous avons laissé faire la réaction d’écart par le malade lui-même avec sa main droite, tout en tenant son pouls gauche. Mais nous sommes retombés dans les mêmes travers : souvent, la réaction d’écart aboutissait à prescrire un remède inopportun, l’effet bulle persistait !

Un procédé plus élégant : la réaction d’écart sans contact avec le malade.

Il existe une méthode plus simple, bien qu’énigmatique de prime abord, de faire ce test. Le malade prend la substance médicinale entre ses doigts, le pouce et l’index seulement (même champ cutané), et procède lui-même à la réaction de contact / écart.

A proximité, sans toucher le sujet, et en lui faisant face, le praticien prend son propre pouls.

Et sans aucun contact entre eux, le patient réalise la manœuvre « contact-écart » du médicament. Le praticien compte le nombre de pulsations favorables à l’écart ou nocives au contact de ce médicament comme s’il y avait contact via le pouls.

Mais le praticien participe au Biochamp résonant induit par le patient puisqu’il le capte à une distance d’un mètre ; certes il n’y a plus de Bulle de contact médecin-malade mais il s’inscrit dans le halo du malade, dans son périderme  ; une question se pose : le praticien n’interfère-t-il pas dans la réponse que répercute son propre pouls ?

 

La Réaction d’écart Nulle.

Ni au premier contact, ni à l’espacement, le pouls ne se signale. Cela signe que le médicament testé est indifférent, n’est pas impliqué ou est superflu.

 

Cas particuliers.

Quand un malade a ingéré un médicament très favorable dans les 12 à 24 heures qui précédent la consultation, le test d’écart de ce remède est beaucoup moins intense, car le catabolisme du produit n’est pas totalement terminé. Il donne souvent 4 à 6 P.  En revanche, si aucune réaction n’est obtenue, on doit suspecter son inutilité ou le retester à la consultation suivante après une suspension de 24H pour évoquer un petit surdosage.

Quand, dans les dernières 24 heures qui précèdent l’examen, le malade a ingéré une substance nocive, son pouls est animé d’oscillations continues, iatrogènes, qui perturbent la lecture du pouls.

Pour obtenir le silence basal voulu, il suffit alors de placer dans la main ou sur le corps du patient la substance nocive elle-même. Paradoxalement cette substance, qui devrait déclencher une réaction négative du pouls à son contact, le calme (- & – = 0).

Second procédé possible : détoxiquer le patient en posant successivement une Labradorite sur les 4 zones iatrogènes pendant quelques minutes ou tout simplement l’exposer au Biofilm de Labradorite.

 

NEUTRALISATION NUMÉRIQUE DU PRATICIEN

 

Nous avons usé de techniques diverses pour abolir la présence du praticien.

La dernière méthode qui nous apparaît séduisante consiste à neutraliser le médecin par « effet miroir » via l’écran du PC.

Nous avons vu ceci : si nous confrontons le Prénom-Nom du Pulsologue en noir sur Blanc affiché par l’écran, au même Prénom noir sur Blanc porté par un Bristol qui regarde l’écran en avant, le Prénom de l’écran perd sa structure en 4 rectangle internes de manière permanente ; il est neutralisé.

Si maintenant nous remplaçons ce Bristol n/B regardant l’écran par le Bristol b/N regardant le sternum, le Prénom-N. affiché retrouve ses 4 rectangles internes oscillants.

Après divers essais, c’est donc le Prénom-N écrit en blanc sur fond Noir qui a été retenu ; et ce Prénom doit regarder le sternum du praticien en arrière. Le Bristol qui le porte est tenu par un ruban circulaire fermé, autour de son cou.

Et pour être exhaustif, si les Prénoms ne sont pas ceux du Pulsologue, la neutralisation échoue !

 

Possibilité d’une réaction d’écart entre photo et remède affichés sur l’écran.

Il faut ici avoir recours à un artifice, la réaction d’écart réelle ne pouvant se faire.

C’est sur le Zoom de Paint que l’on peut compter. Tout se passe comme si le micro-zoom du Nom du malade, situé à gauche de l’écran, s’éloignait de la liste des médicaments (en petites icônes) située à droite de l’écran.
On peut augmenter cet écart, sur un grand écran, en poussant la liste vers le bord D de l’écran et en repoussant le Nom micro-zoomé du malade au-delà du bord G de telle façon qu’il ne soit même plus visible (seule la partie D de Paint restant apparente).
Dans cette configuration, le détecteur idoine dévoile les remèdes favorables.

En revanche, Le Macro-zoom du nom du malade, devant cette même liste, se comprend comme un rapprochement ; on peut même faire en sorte que les deux supports, Paint du Nom et liste de médicaments soient en contact, et même en faible superposition de leurs bords. Ce même détecteur détecte les substances médicinales nocives.

 

Pour conclure

 

Cette très intéressante réaction d’écart réalisée par le patient est un test qui m’a procuré beaucoup de succès lors de mes consultations médicales. Et la neutralisation du praticien par le Bristol b/N a parachevé cette Réaction.

Quels remèdes nocifs ou vraiment inutiles ne m’a-t-elle pas permis d’évincer, ou d’exclure. « Primum non nocere ».

Ajoutons encore que cette technique de mesure, de l’affinité entre une substance médicinale et un malade, est très intéressante pour définir, en allothérapie, non seulement la posologie évolutive du produit au cours du traitement, mais également les intermittences de prescription (1J / 2 ou 1J / 3).

 

LE REBOND D’ÉCART.

Il y a deux sortes de rebond d’écart, les vrais et les « faux-rebonds ».

Ne pas confondre rebond d’écart avec réaction d’écart ni avec rebond de transfert.

Le rebond d’écart 

Objectiver le phénomène est simple. Quand on écarte un détecteur d’une oreille émissive d’un point acupunctural Centré, un vrai rebond simple et bref se produit au pouls, à une certaine distance du pavillon.

Le Faux-rebond d’écart


Le « faux-rebond » est moins net, il émane d’un point Nul, d’un point en Halo (schéma).

 

 
   

Rebond d’écart Nul ou « Faux-rebond »

 

 

 

Observation. Si une coupelle en verre entoure une oreille, le rebond d’écart sur l’autre oreille disparaît. On peut ainsi concevoir le rebond comme un phénomène d’écho ou d’interférence entre l’émission des deux oreilles diamétralement opposées.

Note : Ne pas confondre le rebond d’écart avec la réaction d’écart du Dr Nogier, propre aux remèdes favorables, que nous avons décrite précédemment. Cette réaction d’écart est en fait une suite de binômes alternatifs en nombre restreint et que l’on peut dénombrer : le remède est d’autant plus utile que le nombre est grand.

 

Le rebond de transfert

Il se manifeste quand on déplace lentement la pointe d’un « détecteur » d’un endroit à un autre de la peau.